Anatole Leroy-Beaulieu,
L’Empire des tsars et les Russes
“ Le printemps a la débâcle, phénomène moins effrayant, mais encore frappant pour l’imagination. Les golfes, les lacs, les larges fleuves, transformés par l’hiver en plaines immobiles, se fendent avec un sourd craquement, se divisent en énormes bancs de glace qui se mettent en marche vers la mer, en s’entre-choquant pendant des centaines de lieues. Après la débâcle viennent les inondations, partout un des fléaux où l’homme croit le plus sûrement reconnaître la main divine. ”
