Anaïs Marcelli, Musée poétique illustré (1866)
“ L'absence, c'est le deuil, c'est le vide, la nuit. Un soir qu'à sa douleur la pauvre enfant se livre, Qu'elle écoute tinter la cloche de minuit, Dans son sein tout à coup un mal affreux s'élance : Il lui semble qu'on vient de la blesser au cœur. Elle crie! elle tombe!. Hélas!. loin de la France La mort frappait le frère et prévenait la sœur !. Depuis, la jeune fille est pâle, morne et sombre. Qui remplace jamais un si parfait amour? Loin de lui, tout s'efface, et l'on vit, comme une ombre, En pleurant le bonheur envolé sans retour. Un si tendre martyre étonne Dieu lui-même ! ”
