Gaston Deschamps,
Revue des Deux Mondes
“ Je crois qu’il n’y a pas, dans toute l’île, un seul coin où ma vue n’ait plongé, et où je n’aie laissé quelque chose de moi. Quels bons momens de contemplation joyeuse j’ai passés sur l’acropole de Minoa, sur l’acropole d’Arcésiné, sur l’emplacement de l’antique Egialé ! Quand j’y pense, il me semble qu’une claire vision illumine mon rêve intime. De Minoa, je voyais, par-delà de grands ravins, striés par les caprices des torrens, le bourg de Khora, éparpillé sur une cime, et tout pareil, tant il était blanc, à un écroulement de neiges. ”
