éphore

Définition et enjeux

Portrait de Edmond Rostand Edmond Rostand L’Aiglon

L’EMPEREUR, s’animant de plus en plus.
Puis, tu montais la garde à ma porte !... LE DUC.
En hussard ! L’EMPEREUR.
Et les dames, chez moi, n’entraient plus qu’en retard,
Et trouvaient cette excuse, en entrant, naturelle :
« Pardon, Sire, mais j’embrassais la sentinelle ! » LE DUC.
Tu m’aimais bien. L’EMPEREUR, l’entourant de ses bras.
Je t’aime encor ! LE DUC, se laissant glisser sur les genoux de son grand-père.
Prouve-le-moi ! L’EMPEREUR, tout à fait attendri.
Mon petit-fils, mon Franz ! LE DUC.
Est-il vrai que le roi,
Si moi je paraissais, n’aurait qu’à disparaître ? L’EMPEREUR.
Mais...
Source : Gutenberg

Portrait de Edmond Rostand Edmond Rostand L’Aiglon

L’EMPEREUR, d’une voix brève.
Sortez tous. (Les officiers font rapidement sortir tout le monde. Les portes se referment. Le grand-père et le petit-fils sont seuls.)
SCÈNE II L’EMPEREUR, LE DUC.
L’EMPEREUR, d’une voix qui tremble de colère.
Qu’est ceci ? LE DUC, immobile et tenant encore à la main son petit chapeau de montagnard.
Donc, si je n’étais rien,
Sire, vous le voyez, qu’un pauvre Tyrolien,
N’ayant pour attirer vos yeux, chasseur ou pâtre,
Qu’une plume de coq à son feutre verdâtre,
Vous vous seriez penché sur mon cœur ébloui. L’EMPEREUR.
Mais, Franz !... LE DUC.
Ah !
Source : Gutenberg

Portrait de Pierre Abélard Pierre Abélard Lettres d’Abélard et d’Héloïse

Voyez, ô ma sœur, quels gémissements éclatent parmi ceux qui aiment un roi à la mort de son fils unique, de son premier né. Considérez le désespoir de sa famille, l’affliction dans laquelle est abîmée la cour entière. Qu’est-ce donc, lorsqu’on arrive à l’épouse de ce fils unique ? Ses sanglots fendent le cœur, et l’on ne saurait les supporter. Tels doivent être vos gémissements, tels vos sanglots, ô ma sœur, vous qu’un bienheureux hymen a unie à ce divin époux.
Source : Wikisource

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