Résumé

Portrait de Horace Horace,  ''Satires d’Horace et de Perse''

“ Sans offenser les gens, se joue autour du cœur,
Et des traits délicats d’une aimable satire,
Effleure, en badinant, ses amis qu’il fait rire !
Nul d’un ton plus moqueur n’a raillé les romains.
Et moi, creusant ici la terre de mes mains,
Je n’oserai du moins en secret, à voix basse...
— Gardez-vous-en. — Il faut que je me satisfasse,
Il le faut ; oui, mes vers, je vous le dis tout bas,
J’en suis sûr, je l’ai vu : Midas, le roi Midas
A des oreilles d’âne. Eh bien ! cette boutade,
Ce mot, ce rien, ô toi qui refis l’Iliade,
Je ne le voudrais pas donner pour tous tes vers.
”
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Portrait de Horace Horace,  ''Satires d’Horace et de Perse''

“ À moins que plus actif, plus puissant que le lierre
Qui mine lentement et fait fendre la pierre,
Le savoir ne parvienne à paraître au-dehors ?
— Ah ! voilà donc le but où tendent vos efforts,
Vous que l’on voit vieillir et sécher sur un livre !
Voilà le doux espoir dont votre orgueil s’enivre !
Ô mœurs ! quoi ! n’est-ce rien que tout votre savoir,
À moins qu’aux yeux d’autrui vous ne l’ayez fait voir ?
— Mais enfin nous aimons, quand quelqu’un nous rencontre,
À voir que de la main en passant il nous montre,
À l’ouïr s’écrier : c’est lui : le voyez-vous ?
”
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Portrait de Horace Horace,  ''Satires d’Horace et de Perse''

“ S’écrieront qu’il n’est plus ni honte, ni pudeur.
L’art vous a-t-il appris à suivre d’un pas ferme,
Le sentier épineux dont la mort est le terme ?
À voir la vérité d’un coup d’œil prompt et sûr ?
À distinguer au son le clinquant de l’or pur ?
Vous a-t-on fait connaître à des marques certaines,
Et le bien et le mal des actions humaines ?
Vous voit-on au devoir, à l’équité soumis,
Modeste dans vos vœux, doux envers vos amis ?
Le vain éclat de l’or n’a-t-il rien qui vous touche,
Qui vous fasse venir la salive à la bouche ?
”
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