Jules Péroche

Élements biographiques

Jules Péroche Chants de la terre (1844)

Ainsi qu'au ruisseau la fleur blanche, Je me vois dans tes yeux d'azur.
Ces roses que ma main apprête, De rosée humides encor, J'en veux parer ta bonde tête, Comme d'une couronne d'or.
N'es-lu pas, toi, ma souveraine ?
La reine des anges d'en-bas?
Et ne vois-tu pas, dans la plaine, Tout s'incliner devant tes pas ?
Que ce sourire de ton âme
Sur tes lèvres m'apparait doux Dis-moi : « Je t'aime ! » — Douce femme, Oh ! moi, je l'aime à deux genoux !
Je t'aime autant que la lumière, Autant que ton cœur hait le fiel,
Autant qu'on peut aimer sa mère , Autant qu'on peut ai'mer le ciel !
Source : Gallica

Jules Péroche Poésies (1895)

J'ai vu, pour obéir, le juge, votre maître, Condamner parmi vous l'innocent attéré ; J'ai vu du coeur de tous la bonté disparaître ; J'ai détourné les yeux alors et j'ai pleuré.
J'ai pleuré, car toujours aux malheurs de mes frères, Mon coeur compatissant se brise dans mon sein. Poète, j'ai passé par toutes vos misères ; J'ai souffert de vos maux; j'eus faim de votre faim.
J'ai pleuré ; puis j'ai dit : Priez ; le temps arrive. Esclaves des mauvais, vos tourments vont finir. Voyez le flot immense; il s'avance à la rive : Bien plus fort que le flot, un Dieu vient pour punir.
Source : Gallica

Jules Péroche Les rimes choisies (1853)

Là, debout sur quelque colline Que l'oiseau ravit par son chant, On ne peut, quand le jour décline, Regarder au loin le couchant,
Et, rêvant aux mots qu'on échange, Se rappeler tous les beaux jours Où, près d'une sœur, petite ange, On était si joyeux toujours.
C'est triste, va, bien triste même , Plus triste qu'une sombre nuit D'être ainsi loin de ceux qu'on aime, Seul avec son cœur et l'ennui !
Mais, toi, petite sœur, la joie
Brille-t-elle sur ton front pur Où tes cheveux, boucles de soie, Roulent sous un ruban d'azur ?
Source : Gallica

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