Jules Duboul, Feuilles au vent, fantaisies poétiques… (1845)
“ Tout scintille , tout vit dans la vallée immense ; C'est un flot bleu qui vient se briser sur le bord, C'est un son qui s'éteint , c'est un chant qui commence , Un feuillage agité qui s'apaise et s'endort ; Le trille entrecoupé d'une caille amoureuse, Ou la voix d'un enfant poursuivant un oiseau , Ou le mugissement d'une vache peureuse Qui regarde passer une barque sur l'eau. Que faudrait-il ici , mon Dieu ! pour que la vie Fût une longue ivresse, un calice de miel? Plus rien qu'un peu d'amour ; ce que le coeur envie Pour avoir, dès ce monde, un avant-goût du ciel ”
