Jules Rivals, L'âme des pierres : cité de Carcassonne (1920)
“ Cette ville de Carcassonne ne vivait pas seulement de la vie matérielle et militaire ; elle vivait comme les Comtés d'Albi, de Béziers, du Razès, dépendant du même jeune Suzerain, Roger de Trencavel, d'une vie morale, si je puis m'exprimer ainsi, que nul autre Comté de la Féodalité n'eut jamais ; vie particulière, étrange, qui fit d'elle une Cité à part entre toutes, une initiatrice, une annonciatrice des temps futurs qui devaient mettre des siècles à réaliser, si tant est qu'ils l'aient réalisé, l'idéal qu'elle entrevit. ”
