Colonel Baratier, Revue des Deux Mondes tome 21, 1914
“ Au fond du ravin, pas de trace de sentier se dirigeant vers la rivière ; cependant, elle est tout près, nous l’entendons gronder. Nous nous lançons à travers la brousse. A peine y sommes-nous engagés que nous rencontrons un fourré de ronces. Tant pis ; il faut passer. Nous nous débattons : à chaque pas, les épines laissent la trace de leurs griffes sur nos vareuses, nos casques arrachés restent suspendus aux branches. Les bras en avant, nous fonçons avec le courage du désespoir. J’ai pitié de Castellani, qui n’est pas habitué à de pareils exercices, j’essaye de lui frayer le chemin. ”
