Filippo Lippi

Définition et enjeux

Portrait de Anna Brownell Jameson Anna Brownell Jameson La peinture et les peintres italiens (1862)

Encore enfant, la misère l'avait contraint à se réfugier dans ce couvent, et plus tard, il y avait pris l'habit par nécessité et non par vocation. Son nom était Filippo Lippi, c'est-à-dire Philippe fils de Philippe, mais il est connu dans l'histoire de l'art sous celui de fra Filippo, frère Philippe. Chez lui comme chez Masaccio, le génie se déclara de bonne heure ; la nature en avait fait un peintre. Il étudiait depuis le matin jusqu'au soir les modèles qu'il avait devant lui; mais inquiet, ardent, et adonné au plaisir, il se sauva du couvent et s'enfuit à Ancône.
Source : Gallica

Offices de Florence : les grands musées du monde illustrés en couleurs (1913)

RA FILIPPO LIPPI, le père de Filippino, était bien le plus étrange moine de toute l'Italie. Mis tout jeune au couvent par les Dominicains qui l'avaient recueilli, il avait endossé le froc sans
beaucoup de conviction et jamais sa robe blanche ne l'empêcha de courir les aventures ni de nouer d'amoureuses intrigues. Il eut assez de piété pour consacrer sa vie de peintre à la glorification de la Vierge, mais aussi trop de tempérament pour sacrifier à ce culte la passion immodérée des femmes qui le posséda toujours.
Source : Gallica

Émile de Toulgoët-Tréanna Les musées de Rome ; précédés d'une Etude sur l'histoire de la peinture en Italie (1867)

Filippo Lippi n'est pas un peintre idéaliste comme Masaccio, mais il a de grandes qualités de style et d'élégance; ses têtes de femmes et d'anges sont pleines de grâce et de charme, ses draperies amples et son coloris magnifique; il mourut en 1469. Son fils Filippino, qui l'a dépassé peut-être par l'expression, a peint à Rome, une Assomption à la Minerve et quelques traits de l'histoire de Saint Thomas d'Aquin.
Source : Gallica

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