Eugène Müntz,
Les précurseurs de la Renaissance
(1882)
“ Les Médicis savaient allier le culte de l'antiquité classique à celui de la tradition chrétienne. Voilà leur crime aux yeux du fanatique écrivain. Ce crime, ils le partageaient avec plus d'une grande famille contemporaine, voire avec plus d'un pape ; il me suffira de citer ici Eugène IV, Nicolas V, Pie II, Paul II. On serait tenté de s'écrier avec un des Pères de l'Église : O crime béni, ô felix culpa ! C'est à lui en effet que la première Renaissance doit ce charme, cette grandeur qui la distinguent de la période suivante. ”
