Eugène Müntz,
Revue des Deux Mondes
“ L’œuvre de Montorfano n’aurait passé nulle part pour une merveille ; mais être placée en face de celle de Léonard, quel désastre, quelle catastrophe! Et pourtant, comme certaines natures vulgaires, elle jouit d’une santé insolente, là où l’homme de génie s’étiole et meurt : la Cène n’est plus qu’une ruine ; la Crucifixion a conservé tout l’éclat de son coloris primitif. N’importe : à la longue, le séjour en Lombardie exerça une action profonde sur le style du maître ; mais la nature y fut pour tout, l’art pour peu de chose, pour ne pas dire pour rien. ”
