Alexis-François Rio

Résumé

Alexis-François Rio Léonard de Vinci et son école (1855)

L'introduction et le perfectionnement de l'élément musical de la peinture, c'est-à-dire du clair-obscur, constituent un de ses principaux mérites, et, ce qui n'en est pas un moindre; c'est d'avoir su maintenir un parfait équilibre entre cet élément séducteur et les parties fondamentales de l'art. Il est vrai que le domaine de l'idéal mystique, si glorieusement exploité par Raphaël, est demeuré presque toujours étranger à Léonard, qui s'occupa trop pendant toute sa vie d'affermir son point d'appui dans le naturalisme.
Source : Gallica

Alexis-François Rio Léonard de Vinci et son école (1855)

Dans les fréquents voyages que Lorenzo fit de Bergame à Lorète, il est impossible qu'en traversant la ville de Parme, il ait passé avec indifférence devant les chefs-d'œuvre si attrayants qui transportaient d'admiration les concitoyens du Corrège, et qui semblaient en outre être le fruit d'inspirations analogues à celles qu'il avait puisées luimême dans l'école de Léonard. C'était la même grâce et les mêmes ondulations dans les formes, la même magie du clair-obscur et souvent les mêmes motifs, en un mot, tout ce qui pouvait accuser une communauté de traditions et de tendances.
Source : Gallica

Alexis-François Rio Léonard de Vinci et son école (1855)

Ce qu'il y a, je ne dis pas de plus admirable, mais de plus surprenant dans ces divers recueils, c'est le double mouvement par lequel Léonard tantôt s'élève de l'individu à l'espèce, tantôt descend de l'individu à la caricature. Comment un génie si grave et si profond, qui, avec son air majestueux , relevé par sa belle chevelure et sa longue barbe, paraissait, au dire de Lomazzo, un autre Hermès ou un autre Prométhée (i) , a-t-il pu se complaire dans ces débauches d'imagination qui offrent un si étrange contraste avec les habitudes sérieuses de son esprit?
Source : Gallica

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