Henry Cochin,
Le Bienheureux Frà Giovanni Angelico de Fiesole…
(1906)
“ Quand nous, modernes, songeons à ces aspects désolés de la Rome du moyen âge, ce n'est pas sans un sentiment de désir et comme de nostalgie, alors que jour par jour nous voyons un luxe banal et une science indiscrète effacer par système chaque souvenir, chaque vestige, chaque coin de la délicieuse sauvagerie romaine. On voudrait, suivant les pas de Frà Giovanni, avoir vu Rome avec lui. On voudrait avoir contemplé, vénéré, baisé, avant que la main de l'homme les touchât, ces ruines, ces grandes ruines, la douloureuse et sainte misère de Rome. ”
