Henry Cochin,
Revue des Deux Mondes
“ Nous avons toutes les précisions : Madame avait des yeux d’ébène, dans un visage de lis et de perle, sous des cheveux d’or, ce qui est un assemblage assez rare. Mais le poète nous a laissé autre chose et mieux qu’un signalement poétique ; il a donné la vie. C’est là le secret de son art infini : il exprime le mouvement. Laure n’est pas une statue. Ce qu’il aime dans ses yeux, ce n’est pas une fixe étoile, c’est le tour et le retour du regard : Ma gentille dame, je vois, quand se meuvent vos yeux, une douce lumière. Cette lumière mouvante est ce qui fait battre son cœur. ”

