Résumé

La critique mystique, et Fra Angelico (1902)

Si les principes mêmes de l'esthétique chrétienne devaient à nouveau être contestés, le peintre de Fiésole et ses œuvres seraient le champ de bataille tout indiqué où se porteraient les coups les plus décisifs.
Mais, à vrai dire, il n'y eut pas, cette fois, de combat : partisans et adversaires se donnaient la main, à peine se trouvaient-ils sur le terrain, tellement il apparaissait avec une entière évidence que Fra Angelico était le type le plus achevé de l'artiste chrétien. Tout le monde ne veut plus songer qu'à l'admirer ; c'est un enthousiasme universel, presque du délire.
Source : Gallica

La critique mystique, et Fra Angelico (1902)

Mais pourquoi opposer les deux points de vue, celui de l'art et celui de la religion, tandis qu'il n'y en a véritablement qu'un seul, celui de l'art, que nous appellerons l'art religieux, quand il le faudra, et dont les principes ne sauraient différer essentiellement de ceux de l'art simplement et proprement dit ?
Or voilà ce que la critique mystique nie expressément. Rio nous dira, par exemple, que l'art idéal et mystique est un quelque chose d'une essence particulière. Pour le comprendre et le goûter, « il faut être préalablement initié aux mystères et exigences de l'idéal religieux. »
Source : Gallica

La critique mystique, et Fra Angelico (1902)

Ce qui frappe surtout en lui, bien plus que sa vie — qui fut belle, après tout — bien plus encore que son rare mérite d'artiste, c'est, avant toutes choses, le caractère éminent de sa sainteté. Le fait était assez extraordinaire, dans un siècle qui compte, hélas ! plus d'un artiste comme Fra Filippo Lippi, pour qu'il y ait lieu de s'étonner de cet enthousiasme envers un peintre qui unissait, d'une façon aussi extraordinaire, le culte de l'art et celui de la sainteté.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature