Fra Filippo Lippi

Définition et enjeux

Portrait de Anna Brownell Jameson Anna Brownell Jameson,  La peinture et les peintres italiens (1862)

“ Encore enfant, la misère l'avait contraint à se réfugier dans ce couvent, et plus tard, il y avait pris l'habit par nécessité et non par vocation. Son nom était Filippo Lippi, c'est-à-dire Philippe fils de Philippe, mais il est connu dans l'histoire de l'art sous celui de fra Filippo, frère Philippe. Chez lui comme chez Masaccio, le génie se déclara de bonne heure ; la nature en avait fait un peintre. Il étudiait depuis le matin jusqu'au soir les modèles qu'il avait devant lui; mais inquiet, ardent, et adonné au plaisir, il se sauva du couvent et s'enfuit à Ancône. ”
Source : Gallica

Portrait de Georges Lafenestre Georges Lafenestre,  Revue des Deux Mondes

“ Toutefois, l’enfant gâté de la maison, le bohême insouciant et prodigue qu’on y aime le mieux, pour lequel on a les plus grandes indulgences, c’est le moine émancipé, parfois défroqué, Fra Filippo Lippi. Celui-là mêle le profane et le sacré, transforme en vierges les amoureuses, fait bouleverser, les traditions par la nature, avec une inconscience féconde de sensibilité et une chaleur généreuse de talent qui font de lui le révolutionnaire le plus efficace dans cette insurrection des joies de vivre contre les mélancolies du moyen Age. ”
Source : Wikisource

Portrait de Octave Pirmez Octave Pirmez,  Jours de solitude (2e éd.) (1869)

“ Le Couronnement de la Vierge, de fra Filippo Lippi, nous mène en des régions moins sereines néanmoins, l'expression en est touchante au-dessus d'une assemblée d'anges que le malheur semble avoir effleurés de son aile, la Vierge incline son doux profil une lueur verdâtre éclaire les têtes, comme d'un jour surnaturel. Le Baptême du Christ, du Verrocchio, montre combien le moyen-âge était inhabile à peindre la virilité. ”
Source : Gallica

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