Edmond Bonnaffé

Résumé

Edmond Bonnaffé,  Eugène Piot (1890)

“ On sait combien les romantiques avaient le goût du décor et de ce qu'ils nommaient la couleur locale, comment ils ont remis le Moyen-Age et son architecture à la mode, et comme ils aimaient à placer les scènes de leurs drames dans l'Italie ou l'Espagne de la Renaissance, ce qui les conduisait à en rechercher et à en admirer, un peu au hasard d'abord et sans aucune critique, ces étoffes, ces meubles et ces armes dont ils se plaisaient à faire sonner les noms dans leurs vers. ”
Source : Gallica

Edmond Bonnaffé,  Eugène Piot (1890)

“ Piot se réserve l'orfèvrerie, l'art arabe, les estampes et les faïences; c'est lui qui publiera les anciens inventaires et les catalogues célèbres; lui qui suivra au jour le jour le mouvement des ventes en Europe. Il est l'âme de sa revue; toujours aux avant-postes, il va droit devant lui, ne ménage ni les prétendus connaisseurs, ni les experts qui ne savent pas leur métier, ni les faiseurs de catalogues hyperboliques. ”
Source : Gallica

Edmond Bonnaffé,  Eugène Piot (1890)

“ Ses instructions sont minutieuses sur les catalogues à faire, leur forme, leurs divisions, leurs illustrations : « Mon plus grand souci, dit-il, c'est l'inventaire et la vente des collections laissées après moi. Tout ce qui est chez moi est le recueil de ma vie, de mes plaisirs. Ces objets, je les aimais; ils me rappelaient chacun un souvenir. Quel dommage que l'on ne puisse pas soimême surveiller sa vente après sa mort ! »
L'accalmie dura peu. Le mal poursuivait sourdement son œuvre, envahissant le corps, la tête, et obscurcissant de jour en jour cette haute intelligence.
”
Source : Gallica

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