Résumé

Raymond Koechlin Souvenirs d'un vieil amateur d'art de l'Extrême-Orient (1930)

Pourtant presque tous, sans renoncer au culte de notre jeunesse, nous fûmes amenés à sacrifier au dieu nouveau; dans nos vitrines, sur nos tables, à nos murs, la Chine s'introduisit à côté du Japon, mettant sa note grave près
des gais accents d'autrefois, et des amateurs même qui, tout occupés de l'art d'Europe, n'avaient jamais jeté qu'un regard distrait sur l'Orient, se plurent à venir à lui, quand ils virent heureusement unis les témoins de ses si diverses civilisations.
Source : Gallica

Raymond Koechlin Souvenirs d'un vieil amateur d'art de l'Extrême-Orient (1930)

Cependant deux cabinets se sont ouverts depuis quelques années — toujours la même association — à l'art moderne et à la Chine, et dès maintenant la collection chinoise, formée à Paris, à Londres et à New- York, est parmi les plus riches du monde : peintures au mur, céramiques et orfèvreries dans les vitrines, bronzes sur les tables, sculptures, rien n'y manque ; entre tous ces chefsd'œuvre, certaine biche en argent plaqué sur fond d'or est célèbre parmi les collectionneurs.
Source : Gallica

Raymond Koechlin Souvenirs d'un vieil amateur d'art de l'Extrême-Orient (1930)

Certains japonisants de la première heure demeurés fidèles à leurs amours n'y fréquentaient guère; ils n'y trouvaient pas leur compte ; mais Burty, Gonse, Goncourt en restaient les hôtes assidus ; Edmond Taigny réunissait là une collection de choix, Charles Gillot y faisait ses premières armes, comme Alexis Rouart, et déjà Henri Vever apparaissait, qui depuis. Tout ce petit monde sentait profondément les beaux objets qui
passaient sous ses yeux, et ceux qui s'étaient donné pour mission d'éveiller son goût ne manquaient pas à leur tâche
Source : Gallica

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