Résumé

Portrait de Raymond Kœchlin Raymond Kœchlin Souvenirs d’un vieil amateur d’art de l’Extrême-Orient

Pourtant presque tous, sans renoncer au culte de notre jeunesse, nous fûmes amenés à sacrifier au dieu nouveau ; dans nos vitrines, sur nos tables, à nos murs, la Chine s’introduisit à côté du Japon, mettant sa note grave près des gais accents d’autrefois, et des amateurs même qui, tout occupés de l’art d’Europe, n’avaient jamais jeté qu’un regard distrait sur l’Orient, se plurent à venir à lui, quand ils virent heureusement unis les témoins de ses si diverses civilisations.
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Portrait de Raymond Kœchlin Raymond Kœchlin Souvenirs d’un vieil amateur d’art de l’Extrême-Orient

Dans mon naïf enivrement, j’imaginais que l’estampe était le grand art du Japon, qu’il n’en avait même guère d’autre, et quand on me disait que cette imagerie populaire était médiocrement prisée là-bas des gens bien élevés, je haussais les épaules en songeant « Pauvres Japonais ! » À vrai dire, mon cas n’était pas isolé et à ce moment l’attention des amateurs de Japon était uniquement portée sur l’estampe. Où s’était-elle dévoilée d’abord et qui l’avait découverte ? On ne l’a jamais bien su.
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Portrait de Raymond Kœchlin Raymond Kœchlin Souvenirs d’un vieil amateur d’art de l’Extrême-Orient

Puisqu’il ne l’a pas fait, quelques jeunes gens que l’Extrême-Orient continue de charmer demandent à un des survivants des temps héroïques de tenir la plume. Je ne saurais parler de la période de début que je n’ai pas connue, mais ce n’est pas sans plaisir que je retrouverai dans ma mémoire tant de souvenirs sur des hommes que j’ai aimés et sur des choses qui ont passionné ma jeunesse.
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