Hiroshige

Définition et enjeux

Louis Aubert,  Les Maîtres de l'estampe japonaise… (1914)

“ Il n'est pas un détail d'atmosphère dans les estampes de Hiroshigé qui n'ait été noté et décrit par des hakkaï : la « tourmente de neige, au souffle de laquelle les oiseaux commencent à crier par mer et collines » ; une rafale au large, « qui brise le vol tournoyant des mouettes » ; « une averse au printemps, où une ombrelle et un vêtement de pluie se promènent en causant ». ”
Source : Gallica

Louis Aubert,  Les Maîtres de l'estampe japonaise… (1914)

“ HIROSHIGE
La vie de Hiroshigé1, on l'imagine le long des routes japonaises : à pied ou en palanquin, il flâne, comme les voyageurs de ses estampes, et, le soir venu, il peint de souvenir ses émotions du jour. Vers 1830, il accompagne l'envoyé du Shôgun de Yedo vers le divin empereur de Kyôto : au retour, il publie les Cinquante-trois scènes du Tôkaidô, « route orientale de la mer » entre les deux capitales. Viennent ensuite les Soixante-neuf scènes du Kisokaidô, la route de la montagne entre Yedo et Kyôto, puis les Scènes fameuses de Soixante et quelques provinces (Rokujuyoshu meisho dzuye) .
”
Source : Gallica

Louis Aubert,  Les Maîtres de l'estampe japonaise… (1914)

“ Le paysage chez Hiroshigé, c'est, avec un procédé nouveau, l'estampe en couleurs, et pour un public spécial, le bon peuple de Yedo, une reprise de la vieille tradition chère à la sagesse extrême-orientale de retour à la nature. Car c'est à l'émerveillement devant un paysage choisi qu'a toujours conduit l'effort idéaliste de la pensée en Chine et au Japon.
Ce monde n'est qu'une goutte de rosée qui instantanément s'évapore. Le mieux est de gagner la campagne où la rosée tombe goutte à goutte pour y laver toute trace de ce monde frivole.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature