Robert de Nervo

Élements biographiques

Robert de Nervo Les mémoires de mon coupé (1881)

Comment voulez-vous, Élias, que j'épouse un juif, le frère de ceux qui ont crucifié le Dieu que j'adore ! – Ma mère n'y saurait consentir et moi, jamais ! – Vous savez combien je vous aime, mais m'unir à celui qui n'a pas le même Dieu que moi, est-ce possible ? – Voyons, vous m'aimez, – votre amour (vous me l'avez dit mille fois) ne connaît point d'obstacles, – eh bien, que cet amour sache faire son sacrifice ? – Venez à
nous, venez à notre Dieu, c'est un Dieu de consolation, lui seul nous donnera le bonheur !
Source : Gallica

Robert de Nervo Les confidences d'une hirondelle… (1883)

Une femme, une femme coupable même, ne revoit jamais celui à qui elle a tout donné, sans se sentir quelque chose au cœur. — Elle a pu, après son malheur, détester son séducteur; elle a pu jurer de ne le revoir jamais; mais avec le temps, toute douleur et toute haine s'apaisent, toute aversion s'émousse ; la faute se pardonne, elle a été partagée, — et c'est la main dans la main qu'on revoit l'ami des bons jours.
La duchesse fit donc au comte le meilleur accueil, mais, cette fois, elle ne lui montra pas encore la gentille Marguerite.
Source : Gallica

Robert de Nervo Calchas II : sa dynastie, son empire (1879)

Ce ne fut donc que plus tard que notre jeune famille, toujours accompagnée de l'inévitable et fidèle CALCHAS, avait regagné Paris et s'était réinstallée dans le royal hôtel du faubourg Saint-Honoré.
L'hiver se passa comme les précédents.
On savait en gros l'histoire de M. de Reuilly, son arrestation par les brigands, sa détention, les conditions de sa rançon qu'on portait, comme toujours, au double, au triple, au quadruple de son chiffre ignoré ; on
savait la naissance de ce petit amour au milieu de cette tragédie, le nom qu'on lui avait donné en souvenir de Naples.
Source : Gallica

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