Résumé

M S Houdart Études historiques et critiques sur la vie et la doctrine d'Hippocrate et sur l'état de la médecine avant lui… (1836)

Ignorant l'art d'écarter les branches pour découvrir le tronc et puis de-là aller jusqu'aux racines , jamais Hippocrate n'eut la pensée de regarder les symptômes comme autant de rameaux qui couvrent de leur ombre la tige première ; jamais il ne les a rattachés aux organes, aux lésions cachées dont ils dépendent. Ce qu'il cherchait dans les symptômes, ce qu'il voulait à toute force y trouver, ce n'est pas la lésion organique qui leur avait donné naissance, et qui est réflétée par eux, mais bien des signes de coction, afin, d'en tirer des présages sur le triomphe ou la défaite de la nature.
Source : Gallica

M S Houdart Études historiques et critiques sur la vie et la doctrine d'Hippocrate et sur l'état de la médecine avant lui… (1836)

On aurait donc bâti des villes comme Babylone, Ninive, Thèbes, Memphis, Tyr, etc. ; on y aurait élevé des monuments éternels d'architecture civile et militaire ; on y aurait fait des lois, cultivé le commerce, la navigation, les arts, réglé l'année, marqué les points fixes des saisons ; en un mot, on aurait eu la société formée avec toutes ses dépendances pour le bonheur des États et pour celui des particuliers, pour les besoins de goût et de luxe, et tout cela sans que la médecine, cet art si nécessaire à l'humanité, n'eût fait aucun progrès !
Source : Gallica

M S Houdart Études historiques et critiques sur la vie et la doctrine d'Hippocrate et sur l'état de la médecine avant lui… (1836)

Je ne dis pas pour cela que le travail tienne lieu de tout : il est des êtres si malheureusement nés qu'ils ne sentent ni le besoin ni le prix de l'étude ; mais je dis qu'à des dispositions ordinaires, si l'on réunit une volonté forte, une soif ardente de la renommée , une passion extrême pour les lettres et une attention exclusivement concentrée vers un seul objet, on peut devenir sinon un génie, du moins un esprit remarquable. J'ajoute que je ne vois pas ce que peut produire un génie sans culture, et que je n'ai jamais entendu dire que chez les Aurons et les Iroquois il soit né un Homère.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature