Résumé

M S Houdart Histoire de la médecine grecque… (1856)

Cependant, à entendre les apologistes d'Hippocrate, la médecine serait sortie toute parfaite de son cerveau, avec moins d'efforts peut-être qu'autrefois Minerve naquit tout armée de la tête de Jupiter. La merveille serait grande, il faut l'avouer; mais comme le prodigieux n'étonne pas certaines gens, on doit être peu surpris s'il s'en trouve un aussi grand nombre qui n'ont jamais songé à élever le plus léger doute là-dessus.
On a dit depuis des siècles que le divin vieillard était le père, le créateur de l'art de guérir : il était bien naturel d'y croire et de le répéter sur parole.
Source : Gallica

M S Houdart Histoire de la médecine grecque… (1856)

N'est-ce pas encore la même doctrine qu'Eryximaque expose dans le Banquet? La nature du corps, dit-il, renferme deux amours : l'un réside dans un corps sain, et l'autre dans un corps malade. Ces deux états sont contraires, et la science du médecin consiste à savoir régler ces deux amours. Un habile médecin sera donc celui qui saura établir la paix entre les éléments les plus ennemis et leur inspirer un amour mutuel. Or, les éléments ennemis sont ceux qui sont contraires les uns aux autres, comme le froid et le chaud, le sec et l'humide, l'amer et le doux, etc.
Source : Gallica

M S Houdart Histoire de la médecine grecque… (1856)

DE L'ENSEIGNEMENT DES ASCLÉPIADES ; DES ÉCOLES DE MÉDECINE CRÉÉES PAR EUX, ET DE CELLES DE CNIDE ET DE COS EN PARTICULIER.
La possession exclusive des sciences fut, comme chacun le sait, la passion dominante du sacerdoce égyptien.
A lui seul était réservé le soin d'étudier la morale, la jurisprudence, l'astronomie, la philosophie, la médecine, etc. ; à lui seul, par conséquent, appartenait le droit d'enseigner toutes ces connaissances.
Source : Gallica

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