Résumé

Charles Des Alleurs Du Génie d'Hippocrate et de son influence sur l'art de guérir… (1824)

Hippocrate eut non-îseulement à vaincre une routine, chose si difficile; mais il lui fallut encore toutes les ressources d'un génie et d'un. jugement comme le sien, pour exécuter une semblable idée.
Il s'aperçoit, en observant la nature, que le domaine de la médecine est immense ; que seule elle peut et doit observer tous les moyens d'un homme capable d'ailleurs de cultiver les sciences. Il commence donc par l'isoler; mais il a reconnu que le raisonnement seul peut lui faire faire des progrès, il pose aussitôt des limites à la philosophie elle-même, en la réduisant à l'art des raisonnemens.
Source : Gallica

Charles Des Alleurs Du Génie d'Hippocrate et de son influence sur l'art de guérir… (1824)

Il fallait que le plus grand des hommes en fut aussi le meilleur, afin que la nature pût dire qu'elle avait produit, au moins une fois, un être qui avait atteint à cette perfection, à laquelle l'homme a seulement droit d'aspirer.
Hippocrate fut cet être surnaturel. La jalousie lui a rendu justice ; la calomnie l'a attaqué ; la médisance ne cita jamais son nom sans repentir. Il a triomphé des passions des hommes, des erreurs des philosophes, de la succession des siècles. Il a vaincu à la fois et la haine et le temps ; c'est la preuve qu'il fut et le plus grand et le plus vertueux des mortels.
Source : Gallica

Charles Des Alleurs Du Génie d'Hippocrate et de son influence sur l'art de guérir… (1824)

Tant de naufrages, tant de chutes, tant de promesses oubliées, tant d'espérances
trompées, tant de triomphes suivis de honteuses défaites, tant de grands hommes devenus petits, et au milieu de tous ces bouleversemens, la doctrine d'Hippocrate toujours la même, c'est-à-dire toujours vraie, et s'élevant au milieu de toutes ces ruines, devait être un monument éternel, qui pouvait préserver notre siècle des égaremens et des fausses doctrines des siècles précédens. Il n'en a pas été ainsi, la philosophie de nos jours s'est ouvert de nouvelles routes; tout ce qui était ancien est devenu préjugé
Source : Gallica

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