Résumé

Eugène Bouchut Histoire de la médecine et des doctrines médicales… (1864)

Chose singulière, c'est par cette faculté que se révèlent à la fois le génie et la folie. Par elle, se soutient l'espérance, cette grande consolation des malheureux; et sans elle, on peut dire sans rien exagérer, la vie n'est que la plus amère des déceptions. C'est elle qui dirige les premières pensées de l'enfant dans ses jeux, qui crée les plus nobles passions de l'homme, et qui, en même temps qu'elle lui ouvre la porte des maladies, lui fournit aussi le plus surprenant des moyens de guérison.
Source : Gallica

Eugène Bouchut Histoire de la médecine et des doctrines médicales… (1864)

TRANSFORMATIONS DU NATURISME DEPUIS HIPPOCRATE JUSQU'AUX TEMPS MODERNES.
Le sentiment qu'Hippocrate avait de la nature comme d'une force vive dirigeant les phénomènes de l'univers et de la vie, fut le principe de sa philosophie médicale.
Dans sa pensée, l'homme n'était ni force, ni matière, mais tout ensemble un composé de force, de matière et d'humeur, c'est-à-dire de substances hétérogènes solidaires les unes des autres et régies par un moteur indépendant. Aussi, dans ces premiers temps de la science, n'y a-t-il pas encore de doctrine médicale ni de système.
Source : Gallica

Eugène Bouchut Histoire de la médecine et des doctrines médicales… (1864)

« La santé est l'équilibre et l'harmonie des quatre éléments des humeurs, des parties similaires, des organes, et enfin des forces qui régissent l'ensemble de l'organisation.
» La maladie est le trouble porté dans l'harmonie et dans l'équilibre des solides, des humeurs ou des forces.
Elle disparaît toute seule sous l'influence des forces naturelles ou par l'intervention de l'art qui emploie des moyens contraires; mais dans un grand nombre de cas le médecin ne doit agir que pour aider aux efforts de la nature. » (Andral, loc. cit.) La santé n'est cependant pas quelque chose de bien déterminé.
Source : Gallica

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