Résumé

Léonard-Fulcran Gasté Abrégé de l'histoire de la médecine considérée comme science et comme art… (1835)

La médecine n'était plus une science; c'était l'alliage le plus hideux de différens systèmes mal combinés entre eux et avec les préjugés, les superstitions les plus ridicules. L'art de guérir avait cessé d'être digne de l'enthousiasme qu'il excita à son origine, et du point élevé où il avait été placé dans l'opinion des hommes par le génie et les immenses travaux des médecins et des naturalistes des beaux temps de la Grèce, d'Alexandrie et de Rome.
Source : Gallica

Léonard-Fulcran Gasté Abrégé de l'histoire de la médecine considérée comme science et comme art… (1835)

Il vous faudra passer encore de longues veilles, pâlir souvent sur les débrisdu corps humain, et les cheveux blanchiront à plusieurs d'entre vous avant que vos talens suffisent à vos besoins , avant d'avoir acquis la confiance publique , le plus beau titre d'honneur d'un médecin, quand elle est méritée. Si la mort vous frappe, quand vos succès commencent à fixer l'attention de vos concitoyens , vous laisserez une veuve et des orphelins dans l'indigence.
Source : Gallica

Léonard-Fulcran Gasté Abrégé de l'histoire de la médecine considérée comme science et comme art… (1835)

On accordera du moins à Paracelse le mérite d'avoir introduit dans la pratique des remèdes puissans appelés héroïques à cause de leurs grands effets.
Il emploie le premier l'étain comme vermifuge ; mais sa préparation est bien vicieuse. Il fait des innovations bien plus importantes en chirurgie : il rejette remploi du cautère actuel, de l'instrument tranchant et même de la suture, parce qu'il avait plus de confiance dans ses arcanes et les efforts salutaires de son archée. Il considère le pus comme le véhicule du baume qui arrose les plaies et les ulcères et qui suffit à leur guérison.
Source : Gallica

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