Résumé

Portrait de Pierre de Bouchaud Pierre de Bouchaud Jean de Bologne (1524-1608) : fin de la Renaissance… (1906)

Il ne s'attachera plus autant à l'observance des lois les plus hautes du style, si strictes toujours chez un Michelozzo, un Jacopo della Quercia, un Verrocchio. Parfois même il se soustraira à ces lois avec la plus grande indépendance, pour donner à la réalité, à la vie, le rayonnement de la grandeur et de la beauté toute nue. C'est un peu le triomphe de l'art pour l'art. La sculpture cherche toujours dans l'antiquité son inspiration, mais non plus à la manière de Donatello et de Ghiberti qui n'en usaient que comme un simple décor, un vêtemen magnifiquement propre à envelopper leur pensée.
Source : Gallica

Portrait de Pierre de Bouchaud Pierre de Bouchaud Jean de Bologne (1524-1608) : fin de la Renaissance… (1906)

Défendons la fin de la Renaissance. Les sculpteurs que nous allons citer prétendaient honorer la Beauté. Aces titres, ils méritent, sinon toujours notre admiration, du moins, à coup sûr, notre estime. La dégénérescence du goût à cette époque n'est, d'ailleurs, pas telle qu'on a bien voulu le dire. La preuve, c'est qu'on peut encore chiffrer par milliers, jusqu'à la fin du XVIe siècle, des œuvres remarquables par la pureté et le charme des formes, par l'élégance et le fini de l'exécution. Les industries les plus modestes s'épanouissent alors en inventions aussi ingénieuses que pittoresques.
Source : Gallica

Portrait de Pierre de Bouchaud Pierre de Bouchaud Jean de Bologne (1524-1608) : fin de la Renaissance… (1906)

C'est l'oubli total du véritable fondement de la sculpture, qui est la représentation de la forme humaine d'après les lois déterminées du contraste et de l'équilibre.
La tendance de l'art sincère et convaincu s'est entièrement altérée, depuis 1580. Nous avons vu pourtant, à Florence, Jean de Bologne lutter contre la décadence et, prenant pour guide un certain amour du naturalisme uni à une savante assimilation du type antique, combattre l'amoindrissement, l'étroitesse, l'insincérité, le défaut d'émotion et d'intimité de l'Ecole florentine dégénérée.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature