Georges-Marie Raymond,
De la peinture considérée dans ses effets sur les hommes en général
“ A mesure que l’Art se perfectionne, on court après les chefs-d’œuvre, on admire le peintre et la peinture, et le modèle est oublié. Ce n’est que Raphaël ou Michel-Ange que l’on va chercher à Rome, c’est Rubens ou Lebrun que l’on va voir à Paris. Lorsqu’on s’occupe peu de peinture, l’ébauche grossière d’un homme qui fut cher à ses concitoyens suffit pour réveiller l’enthousiasme, parce que la peinture ne disputant point l’attention, l’homme de bien se montre tout seul et ne fait songer qu’à lui. Mais les artistes pourraient-ils jamais se contenter de cette sorte de gloire ? ”
