Roger de Piles,
Abregé de la vie des peintres…
(1699)
“ Le Peintre ne sçauroit donc mieux faire que de tâcher à pénétrer l'éxcellence de ces Ouvrages, pour connoître mieux la pureté de la Nature, & pour dessiner plus doctement & plus élégamment. Néanmoins comme il y a dans la Sculpture plusieurs choses qui ne conviennent point à la Peinture, & que le Peintre a d'ailleurs des moyens d'imiter la Nature plus parfaitement, il faut qu'il regarde l'Antique comme un Livre qu'on traduit dans une autre Langue dans laquelle il suffit de bien rapporter le sens & l'esprit, sans s'attacher servilement aux paroles. ”
