Résumé

Saint-Evremond (1866)

Hortense préfère à tout sa bassette maudite, mais, impérieuse comme une reine d'Orient ou plutôt comme un enfant gâté, elle force son vieil adorateur à s'asseoir au tapis vert, à tenir les cartes, et tandis qu'il s'oublie à la regarder, elle lui brouille son jeu, lui vole ses fiches, triche, querelle, le traite de dupe s'il perd, de trompeur s'il gagne, de maudit vieillard s'il réclame, le tout avec tant d'enjouement et de feu qu'il se trouve heureux des maux qu'il souffre près d'elle.
Source : Gallica

Saint-Evremond (1866)

Celui-ci craignant la trop grande fortune de la maison de Condé, venait de refuser au jeune duc la charge de grand amiral vacante par la mort de son beau-frère le duc de Brézé. N'était-il pas bien dur, pour ne pas dire tout à fait malséant de priver le héros de tant de victoires d'une charge qui pouvait sembler un héritage naturellement dévolu à l'époux contraint et forcé de Clémence de MailléBrézé ? et quelque maxime comme celle-ci : « Qu'il faut mépriser la fortune et ne point se soucier de la cour,» n'était-elle pas alors de mise dans le cercle intime?
Source : Gallica

Saint-Evremond (1866)

Saint-Evremond ne fut pas de ceux-là, mais des plus affligés, car c'est de Fouquet qu'il écrivait trente ans après ces événements : « L'homme le plus secret que j'aie connu en ma vie n'a été plus caché avec les autres que pour s'ouvrirdavantage avec moi. Le souvenir d'une confidence si chère m'est bien doux : la pensée de l'état où il se trouve m'est plus douloureuse.
Je me suis accoutumé à mes malheurs ; je ne m'accoutumerai jamais aux siens, et puisque je ne puis donner que de la douleur à son infortune, je ne passerai aucun jour sans me plaindre. »
Source : Gallica

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