Victor de Langsdorff, Un Sceptique sous Louis XIV - Saint-Evremond et sa Vie d’exil
“ Ces brusqueries de Mme Mazarin étaient aussitôt oubliées par elle, mais Saint-Évremond les avait senties avec plus de vivacité qu’il ne convient à un sage. Ses plaintes ont quelque chose de la douleur d’un amant. L’épicurien qui n’avait jusque-là cherché que les plaisirs, une galanterie où le cœur n’entrait pas, et qui n’était le plus souvent qu’une occupation animée de l’esprit, le philosophe qui fuyait le sérieux de l’affection, se prend pour cette illustre aventurière d’une tendresse véritable. C’est de l’amour qu’il ressent pour elle. ”
