Victor de Langsdorff De l'Exercice du droit de suffrage… (1868)

En France, il rencontre une liberté qui les contient toutes, qui peut les ramener, les conserver et les étendre, — si elle garde conscience d'elle-même, — qui peut, en perdant cette conscience, descendre du rang des forces morales à celui d'une force matérielle, et s'atteler ensuite comme la vapeur à la machine gouvernementale. Il importe de la respecter : elle a fait l'Empire. Il importe de la soumettre : elle ferait la nation. La force dont dispose le suffrage universel est immense et confuse.
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Victor de Langsdorff Un Sceptique sous Louis XIV - Saint-Evremond et sa Vie d’exil

Nous avons dit qu’elle a quelquefois le pouvoir de faire de Saint-Évremond un poète. Ce sceptique, auquel il n’a manqué que de sacrifier plus souvent à la folie sacrée, adore sous les traits d’Hortense la fantaisie et la déraison. Elle est la contradiction de toute sa vie. Amoureux du repos, il s’éprend de cette beauté vagabonde. Égoïste au point de mépriser la gloire, les affaires de la duchesse Mazarin sont les siennes. Il se désole de ses malheurs, il cherche à les prévenir. Quel charme valut à Hortense la conquête d’un sage, à qui elle ne tenait guère ?
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Victor de Langsdorff Un Sceptique sous Louis XIV - Saint-Evremond et sa Vie d’exil

Ses yeux ont un langage universel... ; leur couleur n’a point de nom : ce n’est ni bleu, ni gris, ni tout à fait noir ; il n’y en a point au monde d’aussi doux... ; il n’y en a point d’aussi sérieux et de si sévères quand elle est dans quelque application. Ils sont grands, bien fendus, pleins de feu et d’esprit... Les mouvemens de sa bouche, les grimaces les plus étranges ont un charme inexprimable quand elle contrefait ceux qui les font. Le rire lui change entièrement l’air du visage, qu’elle a naturellement fier, et qui prend une teinte de douceur et de bonté
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