Victor de Langsdorff

Résumé

Victor de Langsdorff De l'Exercice du droit de suffrage… (1868)

En France, il rencontre une liberté qui les contient toutes, qui peut les ramener, les conserver et les étendre, — si elle garde conscience d'elle-même, — qui peut, en perdant cette conscience, descendre du rang des forces morales à celui d'une force matérielle, et s'atteler ensuite comme la vapeur à la machine gouvernementale. Il importe de la respecter : elle a fait l'Empire. Il importe de la soumettre : elle ferait la nation. La force dont dispose le suffrage universel est immense et confuse.
Source : Gallica

Victor de Langsdorff De l'Exercice du droit de suffrage… (1868)

Toutes les garanties que vous prenez contre le suffrage universel serviront, à un jour donné, d'armes contre vous. Cette discipline que vous vantez, parce qu'elle arrache la nation à elle-même et qu'elle vous sert maintenant; cette discipline ne pourrat-elle changer de maître? Cette vie que vous vous vantez d'avoir suspendue, qui ne se manifeste qu'à de rares intervalles, — qui apprendrait à se posséder par l'usage régulier et continu d'ellemême, — cette vie éclatera tout d'un coup dans des surprises et des bouleversements qu'il faudrait éviter à tout prix.
Source : Gallica

Victor de Langsdorff De l'Exercice du droit de suffrage… (1868)

C'est à la démocratie franchement acceptée qu'il appartient de nous sortir de ces frayeurs et de ces chimères au milieu desquelles la vie de la nation s'épaissit, marécageuse, stagnante, morte pour ainsi dire, incapable de rien défendre et de rien conquérir. C'est à la démocratie qu'il appartient de nous sauver, et c'est la liberté seulement qui peut la sauver.
Source : Gallica

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