Résumé

Ferdinand Jacob Le suffrage universel établi par les constituants de 1848 est… (1874)

Si mon premier chef d'accusation contre le suffrage universel était grave, bien plus grave encore, est mon second.
Et cependant, si je n'hésite pas à porter contre notre suffrage électoral en vigueur cette accusation capitale, c'est que ma conscience et ma raison me disent : « Tu es au coeur de la question, frappe; car ton accusation est, en tout point, fondée; frappe, car la famille détruite, c'est la société, c'est la nation détruites; frappe, car l'autorité paternelle démolie, c'est le désordre partout, c'est la guerre civile, en permanence. »
Source : Gallica

Ferdinand Jacob Le suffrage universel établi par les constituants de 1848 est… (1874)

Je dis donc, et je me plais à renouveler mon accusation : le suffrage universel, tel que l'ont organisé les constituants de 1848, est non seulement un suffrage menteur, puisqu'il n'attribue le droit de vote qu'à une portion de la nation, les hommes, et qu'il le refuse à l'autre portion de la nation, les femmes; mais ce prétendu, suffrage universel est encore un permanent attentat au principe fondamental des sociétés, la famille, dont il a détruit l'unité et la majesté.
Source : Gallica

Ferdinand Jacob Le suffrage universel établi par les constituants de 1848 est… (1874)

C'est qu'enfin la famille étant;la base des nations; les nations se composent de familles et non pas d'individus.
C'est que, dès lors, pour avoir une exacte représentation nationale, pour avoir l'universalité de la nation représentée, il faut le vote par famille.
C'est que, pour trouver ce principe de la souveraineté qui est dans la nation, il faut le chercher dans cet unique pivot des nations, qui est la famille.
C'est qu'enfin, pour maintenir, ou plutôt pour rendre à la famille son unité, il faut restituer au chef de famille son autorité.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature