Résumé

Charles de Montigny-Turpin A la nation française sur la nécessité où elle va se trouver… (1851)

O grand peuple ! peuple robuste , généreux, invincible, tu n'as qu'à conserver le précieux dépôt d'honneur, de gloire, de piété, de liberté que t'ont transmis tes ancêtres. O nation antique, toujours jeune d'une immortelle jeunesse, toujours belle, spirituelle, mais crédule, fais une distinction entre les amants et les séducteurs, repousse la flatterie et les menaces injurieuses à ta souveraineté, à ta majesté d'un jour. A ceux qui voudraient réglementer ta volonté, réponds :
« La nation assemblée n'a point de maître et n'a d'ordre à recevoir d'aucun de ses délégués. »
Source : Gallica

Charles de Montigny-Turpin A la nation française sur la nécessité où elle va se trouver… (1851)

Nul ne peut se dire et tous nous pouvons être le candidat du grand peuple. Dans la plénitude de sa liberté et dans l'exercice de sa souveraineté d'un jour, il jette dans l'urne un nom, qu'il peut aller prendre sous les verrous, dans l'exil, sur le trône ou sur le fauteuil présidentiel ; car, devant la nation assemblée, les jugements politiques, la Constitution en projet, ne peuvent entraver sa volonté, parce que la volonté ne se délègue pas (Rousseau, Contrat social) , ne s'aliène pas davantage.
Source : Gallica

Charles de Montigny-Turpin A la nation française sur la nécessité où elle va se trouver… (1851)

Si, faute de faire un juste emploi de la monnaie des honneurs, qui enrichit l'État quand on la dépense, vous dussiez doter un sénat, une chambre des pairs, créer des titres, détruire l'harmonie sociale, tout changerait ; à cela, je dis : « N'attendez rien de bon du peuple imitateur, » et n'imitez pas surtout les prodigalités répandues sur les courtisans. C'est créer des intérêts, qui, dans les moments de crise, ne manquent jamais de se séparer du vôtre
Source : Gallica

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