Charles de Montigny-Turpin A la nation française sur la nécessité où elle va se trouver… (1851)

O grand peuple ! peuple robuste , généreux, invincible, tu n'as qu'à conserver le précieux dépôt d'honneur, de gloire, de piété, de liberté que t'ont transmis tes ancêtres. O nation antique, toujours jeune d'une immortelle jeunesse, toujours belle, spirituelle, mais crédule, fais une distinction entre les amants et les séducteurs, repousse la flatterie et les menaces injurieuses à ta souveraineté, à ta majesté d'un jour. A ceux qui voudraient réglementer ta volonté, réponds :
« La nation assemblée n'a point de maître et n'a d'ordre à recevoir d'aucun de ses délégués. »
Source : Gallica

Charles de Montigny-Turpin Pas de république, pas de peuple… (1833)

Y a-t-il en France une république, un peuple,
un roi? Ou une oligarchie qui maîtrise le roi et le peuple ? Louis-Philippe sera-t-il tyran, quoique Bourbon? Ou roi, parce que?
Les Grecs appellent du nom de tyran les bons et les
mauvais princes dont l'autorité n'est pas légitime : ce
qui distingue le tyran du roi, c'est que le premier est
. obligé de gouverner pour son propre intérêt, au lieu que
le roi règne pour l'intérêt de tous.
Source : Gallica

Charles de Montigny-Turpin A la nation française sur la nécessité où elle va se trouver… (1851)

Nul ne peut se dire et tous nous pouvons être le candidat du grand peuple. Dans la plénitude de sa liberté et dans l'exercice de sa souveraineté d'un jour, il jette dans l'urne un nom, qu'il peut aller prendre sous les verrous, dans l'exil, sur le trône ou sur le fauteuil présidentiel ; car, devant la nation assemblée, les jugements politiques, la Constitution en projet, ne peuvent entraver sa volonté, parce que la volonté ne se délègue pas (Rousseau, Contrat social) , ne s'aliène pas davantage.
Source : Gallica

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