Ferdinand Jacob,  Le suffrage universel établi par les constituants de 1848 est… (1874)

“ Je dis donc, et je me plais à renouveler mon accusation : le suffrage universel, tel que l'ont organisé les constituants de 1848, est non seulement un suffrage menteur, puisqu'il n'attribue le droit de vote qu'à une portion de la nation, les hommes, et qu'il le refuse à l'autre portion de la nation, les femmes; mais ce prétendu, suffrage universel est encore un permanent attentat au principe fondamental des sociétés, la famille, dont il a détruit l'unité et la majesté. ”
Source : Gallica

Ferdinand Jacob,  1769-1869. Étude historique et philosophique à l'occasion du centenaire de Napoléon Ier

“ Pour tout esprit observateur et pénétré des idées de son siècle, il était évident qu'à la mort de Louis XV, il fallait rompre et rompre brutalement avec les traditions du passé.
A certaines époques de la vie des sociétés, il arrive un moment où, sous peine de crime social, il importe de céder au cri puissant de l'opinion publique. Le premier devoir du chef d'un Etat, est, en effet, non pas de rechercher son intérêt personnel, non pas davantage de ménager l'intérêt de quelques-uns, mais d'étudier, rechercher l'intérêt collectif.
”
Source : Gallica

Ferdinand Jacob,  Le suffrage universel établi par les constituants de 1848 est… (1874)

“ Si mon premier chef d'accusation contre le suffrage universel était grave, bien plus grave encore, est mon second.
Et cependant, si je n'hésite pas à porter contre notre suffrage électoral en vigueur cette accusation capitale, c'est que ma conscience et ma raison me disent : « Tu es au coeur de la question, frappe; car ton accusation est, en tout point, fondée; frappe, car la famille détruite, c'est la société, c'est la nation détruites; frappe, car l'autorité paternelle démolie, c'est le désordre partout, c'est la guerre civile, en permanence. »
”
Source : Gallica

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