Résumé

Le chant du départ, ou La guerre avec la Prusse (1806)

Nous viendrons sur la plaine verdoyante chasser le chevreuil timide; nous boirons le vin dans les coupes de NAPOLÉON. Mille chênes embrasés prolongeront pendant la nuit les plaisirs du j our. Les Bardes diront ces batailles où l'audace a su triompher du nombre ; ils diront la main puissante qui brise les sceptres et fonde des Etats nouveaux ; ils diront aussi la gloire des Braves que NAPOLÉON s'est choisis pour les Compagnons de ses travaux. Leurs chants immortels comme le Héros qu'ils célèbrent, transmettront d'âge en âge le nom des Guerriers qui ont mérité de vaincre avec lui.
Source : Gallica

Le chant du départ, ou La guerre avec la Prusse (1806)

Séparés par un nuage, les Fils de la Sprée, ne savent où sont leurs ennemis, et
leurs phalanges incertaines s'ébranlent au gré du hasard. Déjà, dans leur aveugle audace, ils ont provoqué le Héros. Insensés ! ils ont appellé sur eux la foudre qui fume encore dans ses mains !
Quels sont ces Aigles étendus. sanglans et renversés aux pieds d'un; Aigle puissant accouru des bords de la Seine. Pourquoi ce Chef orgueilleux lève-t-il le premier la lance ? Il tombe, et la pâleur de la mort couvre son visage.
Source : Gallica

Le chant du départ, ou La guerre avec la Prusse (1806)

Ils partagent nos dangers , et le Héros ne les distingue pas des Enfans des Gaules. Sans-doute quand les temps marqués par le destin seront arrivés , l'antique Empire des Sarmates renaîtra de ses cendres. Le moment n'est pas loin , peut-être, où les Bardes chanteront la Vistule délivrée de ses Maîtres odieux. Mais craignons de por* ter un œil curieux sur les secrets du Héros. Il sait lui seul, ce qui convient au bonheur du monde. Embrassant le possible dans ses vastes conceptions, il veut, et le destin étonné a suivi ses lois.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature