Résumé

Claude Tézenas Fragment politique, extrait des papiers de Napoléon… (1821)

D'où vient qu'à chaque instant vous invoquez la mort ! Il n'est plus temps: vivez!
NAPOLÉON.
Ami, qu'oses-tu dire ? Quoi! tu veux que je vive, et j'ai perdu l'empire! Je ne puis plus régner !
BERTRAND.
Sachez vivre et souffrir : C'était à Waterloo que vous deviez mourir.
NAPOLEON.
Quand lasse, après vingt ans de carnage et d'alarmes, Sur Paris consterné fondit l'Europe en armes ; Quand des Bourbons la France implorant le secours, Semblait entr'eux et moi prononcer pour toujours ; Du trône impérial quand on me fit descendre, Eût-il fallu mourir, ne pouvant le défendre ?
Source : Gallica

Claude Tézenas Fragment politique, extrait des papiers de Napoléon… (1821)

NAPOLÉON.
Céder au torrent populaire, Des révolutions c'est rouvrir la carrière. Quand un peuple s'agite et proclame ses droits, Il est plus près encore d'attaquer ceux des rois. Tout pouvoir à ses yeux devient illégitime, Et dans un souverain la faiblesse est un crime. Quel roi de ses sujets avait mieux mérité Que ce roi malheureux, martyr de sa bonté, Dont ma main recueillit le sanglant héritage? De toutes les vertus noble et vivante image, Son coeur, du bien public constamment animé
Source : Gallica

Claude Tézenas Fragment politique, extrait des papiers de Napoléon… (1821)

NAPOLÉON.
Albion pouvait régner sur l'onde ; Moi, j'aurais régné seul sur le reste du monde. Dans leurs avides mains tarissant leurs trésors, A ses navigateurs je fermais tous les ports ; Et si, mieux éclairée, aux traités plus fidèle, L'Europe de mon bras eût secondé le zèle, L'orgueilleuse Albion , trompée en ses complots , D'un empire inutile eût sillonné les flots : S'entassant chaque jour dans ses villes désertes , Les richesses de l'Inde eussent accru ses pertes; Et sans combats, touchant au comble des revers, Sa ruine éclatante eût vengé l'univers.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature