Claude Tézenas,  Fragment politique, extrait des papiers de Napoléon… (1821)

“ D'où vient qu'à chaque instant vous invoquez la mort ! Il n'est plus temps: vivez!
NAPOLÉON.
Ami, qu'oses-tu dire ? Quoi! tu veux que je vive, et j'ai perdu l'empire! Je ne puis plus régner !
BERTRAND.
Sachez vivre et souffrir : C'était à Waterloo que vous deviez mourir.
NAPOLEON.
Quand lasse, après vingt ans de carnage et d'alarmes, Sur Paris consterné fondit l'Europe en armes ; Quand des Bourbons la France implorant le secours, Semblait entr'eux et moi prononcer pour toujours ; Du trône impérial quand on me fit descendre, Eût-il fallu mourir, ne pouvant le défendre ?
”
Source : Gallica

Claude Tézenas,  Discours chrétien, prononcé à l'occasion de l'horrible assassinat du duc de Berri… (1820)

“ Infortuné! qui avez abandonné la foi, en vous séparant de votre Dieu, vous vous êtes séparé de toutes les créatures; vous êtes seul sur la terre. Pour vous la nature est morte, elle est sans âme et sans langage ; le monde n'est plus qu'un désert, où, sous des apparences flatteuses, votre âme flétrie sent partout l'affreux néant qui la repousse, il ne reste plus dans l'univers que le moi, auquel il est juste et naturel de tout immoler, pour le faire jouir, le distraire, l'amuser du moins en attendant que le néant l'engloutisse. Voilà le fruit des doctrines impies. ”
Source : Gallica

Claude Tézenas,  Discours chrétien, prononcé à l'occasion de l'horrible assassinat du duc de Berri… (1820)

“ Grand Dieu ! soutenez nos espérances, c'est presque le seul bien qui nous reste. Donnez à notre foi un surcroît de force pour redoubler l'ardeur de nos voeux; ces voeux, mon Dieu, sont si dignes de vos regards! le salut de tout ce grand royaume y est attaché : le retour de la religion qui s'éteint, et des moeurs qui périssent. Exhaussez des voeux d'où dépend la félicité de notre auguste Monarque et de son peuple. ”
Source : Gallica

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