Renée d’Ulmès

Élements biographiques

Renée d’Ulmès,  La Revue

“ Il a presque de la haine pour l’intrus qui fait de l’amante une pauvre malade sans grâce. Et, par excès d’élégance, il la délaisse vilainement. Puis, sans préméditation, parce qu’il a vu pleurer une fillette et voulut la consoler, il se laisse entraîner à un mariage qui navrera la pauvre femme douloureuse dont la chair sera déchirée par l’enfant, dont l’âme agonisera, torturée par le père. Et le livre se termine sur une scène d’une poignante émotion. Christiane, par les souffrances de l’amour et de la maternité, arrive à la juste compréhension de toute la vie. ”
Source : Wikisource

Renée d’Ulmès,  Auprès des blessés (1916)

“ Un être à longue barbe, au visage tanné par le soleil de l'automne dernier, durci par la gelée de Vhiver actuel, un étre vêtu d'une tunique qui semble en terre glaise, un être qui semble subir tine mytérieuse pétrification comme si, homme de
chair, il allait devenir homme de roche, voici, chère amie, ce que des mois de guerre ont fait de ton mari. Un homme de roche insensible au froid, au chaud, et, il faut bien le croire, aux éclats d'obus qui nous arrosent quotidiennement. Et l'âme et le cœur sont aussi changés, plus sensibles parce qu'ils comprennent davantage.
”
Source : Gallica

Renée d’Ulmès,  La Revue

“ Mais sa Jeanne n’est pas de la race des serves, elle juge son mari et condamne sa mesquinerie par cette jolie phrase : « Quand on n’est pas sûr de donner assez, on donne trop ». Plus tard, après l’effroyable banqueroute de ses illusions, lorsqu’elle comprend que celui qui a été tout ne sera plus rien, Jeanne se résigne avec le courage des natures fières, et le pardon qu’elle accorde n’est que du dédain, son mari l’a faite mère, elle le tient quitte du reste. Maupassant a peint admirablement la profonde différence de l’amour paternel et de l’amour maternel. ”
Source : Wikisource

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