Charles-Victor d' Arlincourt

Résumé

Charles-Victor d' Arlincourt L'Étoile polaire. Tome 1 (1843)

Le palais d'Hiver à Pétersbourg, résidence de l'empereur, est un immense édifice, à quatre façades d'environ 400 pieds chacune, qui s'étend le long de la Néva en face de la Bourse. Plus de 500 colonnes en décorent l'extérieur. Les enfoncements et les saillies de son architecture en varient l'imposante régularité ; ce palais, dévoré par les flammes en 1837, n'en ressortit que plus magnifique, avec des charpentes en fer et des plafonds incombustibles. Cette masse sombre et rude peut-être, mais altière et majestueuse, fut baptisée du nom de Hiver, âpre patron de la Russie.
Source : Gallica

Charles-Victor d' Arlincourt L'Étoile polaire. Tome 1 (1843)

« —La nôtre sera épargnée : oui, la nôtre, Tamilia. J'ai commencé, je poursuivrai. Ne le savez-vous pas, j'ai demandé votre main ; on m'a répondu que vous seule en disposeriez. Refuseriez-vous d'être à moi? Je ne sais pas exprimer mon amour comme un autre, je n'ai appris ni à flatter ni à plaire : mais je traverserais pour vous, avec bonheur, les nuits de la tempête et la mitraille des camps. J'ai besoin d'un être qui m'aime. Voulezvous dévouement et bonheur? confiez-moi vos destinées. »
Tamilia prêtait une oreille attentive à Kourbalof
Source : Gallica

Charles-Victor d' Arlincourt L'Étoile polaire. Tome 1 (1843)

Je foulais le sol du Kremlin (1) ; décrivons l'immortelle enceinte. Le Kremlin , monument des grands souvenirs historiques de la Russie, n'a pas une place qui n'ait été marquée par un fait glorieux, et pas un créneau où ne se soit appuyé quelque vaillant héros. Les cris de la victoire et les gémissements de la douleur y ont successivement retenti. Des générations y ont passé tantôt triomphantes et tantôt subjuguées. Quand princes et peuples tombaient, frappés par le malheur ou le temps, lui seul restait inébranlable et debout, comme le génie tutélaire de l'empire.
Source : Gallica

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