Résumé

Jean-Henri Schnitzler La Russie en 1812. Rostopchine et Koutousof… (1863)

« Un aide de camp du prince Kotousof m'a apporté une lettre dans laquelle le prince me demande des officiers de police pour guider l'armée (à travers la ville) jusqu'à la route de Riaisân. Il dit que malheureusement il est réduit à abandonner Moscou. Majesté ! la conduite de Koutousof décide du sort de la capitale et de tout votre empire. La Russie frémira quand elle apprendra l'évacuation de la ville où se concentre toute la grandeur de l'État et où repose la poudre des ancêtres de Votre Majesté. Je suis l'armée. J'emmène tout ; il ne me reste qu'à pleurer sur la patrie.»
Source : Gallica

Jean-Henri Schnitzler La Russie en 1812. Rostopchine et Koutousof… (1863)

Nous sommes tous convaincus que les troupes russes, sous votre conduite, sont invincibles ; vous avez près de la personne de l'empereur beaucoup de gens qui non-seulement vous aiment, mais vous adorent, parce qu'ils ne vivent que pour - la gloire de l'empereur et de la Russie. Qui, depuis que cet empire existe, a élevé plus haut que vous sa grandeur?
Mais, que dirais-je là-dessus? je ne suis ni l'empereur, ni l'histoire, ni l'Europe. Ah ! si vous pouviez produire en France, quand vous y aurez pénétré par la Franche-Comté, une révolution en faveur du roi !
Source : Gallica

Jean-Henri Schnitzler La Russie en 1812. Rostopchine et Koutousof… (1863)

Nous prierons Dieu, nous équiperons nos guerriers et nous les enverrons à l'armée. Nous aurons dans la sainte Vierge et dans les saints de Moscou des intercesseurs auprès de Dieu. En face du monde entier est notre miséricordieux souverain, Alexandre Pavlovitch; en face de l'ennemi, notre armée chrétienne. Mais, pour en finir plus promptement, complaire à notre empereur, mériter la reconnaissance de la Russie et mortifier Napoléon, il faut montrer de l'obéissance, du zèle et une confiance entière dans les paroles des chefs, qui sont prêts à vivre et à mourir avec vous.
Source : Gallica

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