Résumé

A. Tholmey Derniers jours d'un règne, par A. Tholmey (1868)

Alexandre, croyant que le ressentiment;durait encore dans l'âme de l'amiral, insista de nouveau : — Comte, dit-il, Dieu use de miséricorde à l'égard des hommes ; refuserez-vous de l'imiter? donnez-moi votre main en signe de réconciliation, et je vous dévrai une éternelle reconnaissance.
Le vieillard, n'y pouvant tenir davantage, se précipita sur la main que le czar lui tendait, là pressa sur ses lèvres et s'écria :
— Ah! Sire, vous avez un grand coeur ; votre régne doux et humain a largement racheté les fautes de votre jeunesse.
Source : Gallica

A. Tholmey Derniers jours d'un règne, par A. Tholmey (1868)

Il était temps ; car, dans cette même ville de Mariopoil, Alexandre ressentit des frissons avantcoureurs de la fièvre. Il en fit part à Wylie, mais la hâte du voyage; ne permit pas d'attaquer sérieusement le mal dès le début. Enfin le 17 novembre, exactement au jour promis,
promis, rentrait dans Taganrog. Le prince Volkonski, aux soins duquel Alexandre avait confié l'impératrice, accourut au-devant de son maître et ami. — Comment se porte Votre Majesté? demanda-t-il.
— Assez bien, répondit le czar. Cependant, moi aussi, j'ai attrapé une petite fîèvre en Crimée
Source : Gallica

A. Tholmey Derniers jours d'un règne, par A. Tholmey (1868)

J'arrive de Tzarskoë-Sélo. Un devoir pressant vous !
appelle auprès de l'empereur. |
— M'a-t-il demandée s'écria Elisabeth, qui prouvait que, plus constante dans ses sentiments que son mari, elle n'avait jamais cessé del'aimer.
— Non ; mais le czar est malade.
— Malade ! sérieusement?
— Il a été aux portes de la mort ; mais que votre majesté se rassure, poursuivit l'étranger ; il doit être à cette heure hors de tout péril.
— Dites-vous vrai? mais quoi ! Alexandre était malade et on ne m'avertissait pas ?
Source : Gallica

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