Ernest Daudet,
Une vie d’impératrice
“ Il est donc vrai que la mort effaçait dans cette âme admirable le souvenir du passé lointain pour n’y laisser vivre que celui de l’intimité qui avait régné entre elle et son mari durant les dernières années et qu’elle avait accueillie comme un bienfait du ciel. C’est ce sentiment qu’elle exprimera jusqu’à la fin dans ses lettres où l’on voit sa douleur s’exprimer sans rien perdre de sa violence et s’affirmer sa résignation qu’inspire l’espérance de rejoindre bientôt le bien-aimé. Cette espérance se réalisa le 4 mai de l’année suivante. La mort de l’impératrice Élisabeth fut digne de sa vie. ”
