Résumé

Portrait de Alfred Rambaud Alfred Rambaud L’Impératrice Catherine II dans sa famille

Pour Catherine, Saint-Pétersbourg a déjà quelque peu supplanté Paris, même dans son emploi de ville d’agrément. « D’où vient donc, se demande-t-elle, que, tout en raffolant de spectacles, Paris n’en a pas de mieux joués que les nôtres ? Je le sais bien, moi. C’est que tout le monde quitte le bon spectacle pour le mauvais, qu’en fait de tragédie on ne leur donne plus que de l’atroce, — que qui ne sait point faire ni comédie pour rire, ni tragédie pour pleurer, fait des drames, — que la comédie au lieu de faire rire fait pleurer, — qu’aucune chose n’est à sa place. »
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Portrait de Alfred Rambaud Alfred Rambaud L’Impératrice Catherine II dans sa famille

Je vous prie, écrit-il à son frère Ferdinand, de faire tout au monde chez le prince et la princesse de Wurtemberg pour qu’ils prient le prince de Darmstadt de se désister. S’il lui reste la moindre honnêteté, il ne voudra point troubler le bonheur de deux états dont l’union peut être utile à la tranquillité de l’Europe, et il ne voudra pas, s’il lui reste de l’âme, empêcher le bonheur d’une famille qui par les sentimens généreux de l’impératrice et du grand-duc se trouvera dans un état florissant en comparaison de celui où ils sont à cette heure.
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Le prince qu’on économisait si cavalièrement devait être pourtant ce Louis Ier, grand-duc de Darmstadt, l’allié fidèle de Napoléon et l’un des meilleurs princes de l’Allemagne d’alors, ami des philosophes et des artistes, sincère partisan des chartes constitutionnelles, aussi libéral et ouvert que Paul de Russie était despotique et soupçonneux. Il eût donné à Dorothée de Wurtemberg moins de grandeur peut-être, mais moins de douleurs et de regrets. C’est peut-être à son bonheur qu’on la força de renoncer.
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