P. Challemel-Lacour, La princesse Tarakanov, histoire d’une aventurière russe au xviiie siècle
“ L’attachement passionné de Domanski pour la prisonnière ne lui avait pas échappé ; il se proposa d’en tirer parti. Il fit espérer à Domanski qu’ils pourraient compter l’un et l’autre sur la magnanimité de l’impératrice, pourvu que la prisonnière cessât de la braver par ses inventions ou par son silence. Domanski, à demi gagné par ces promesses, avouait qu’elle s’était en effet donnée pour la fille d’Elisabeth, qu’elle avait pris ou accepté ce rôle uniquement pour vivre. Il se taisait sur ses desseins et sur les papiers envoyés à Orlof, mais il demandait qu’on lui permît de la voir seul à seul. ”
