J.-N. Dubois

Résumé

J.-N. Dubois Pierre le Grand (8e éd.) (1866)

Ainsi, jusqu'à sa mort, Pierre régna du fond de la mer Baltique par delà les bornes méridionales de la mer Caspienne. La Perse continua d'être en proie à tous les ravages des plus sanglantes révolutions. Cette nation, autrefois et naguère encore si riche et si polie, fut plongée dans l'ignorance et dans la misère ; tandis que la Russie, d'abord pauvre, grossière et sauvage, s'éleva jusqu'au plus haut degré de l'opulence et de la politesse. Le faible et indolent Hussein fit tomber sa patrie du faîte des grandeurs ; le génie actif
et inébranlable de Pierre le Grand éleva la sienne.
Source : Gallica

J.-N. Dubois Pierre le Grand (8e éd.) (1866)

Pierre le Grand fut regretté en Russie de tous ceux qu'il avait formés, et la génération qui suivit celle des partisans des anciennes mœurs le regarda bientôt comme son père. Quand les étrangers ont vu que tous ses établissements étaient durables, ils ont eu pour lui une admiration constante, et ils ont avoué qu'il avait été inspiré plutôt par une sagesse extraordinaire que par l'envie de faire des choses étonnantes. L'Europe a reconnu qu'il avait aimé la gloire, mais qu'il l'avait mise à faire du bien ; que ses défauts n'avaient jamais affaibli ses grandes qualités
Source : Gallica

J.-N. Dubois Pierre le Grand (8e éd.) (1866)

Il visite Copenhague, Schwerin, Avesberg, Brème, Amsterdam, et reste trois mois en Hollande.
Durant le cours de cette année, si féconde pour le czar en prospérités de toute espèce, l'impératrice mit au monde un fils, et l'épouse d'Alexis, un héritier de l'empire. Mais ce n'était pour les peuples et pour la famille czarienne qu'un faux semblant de joie domestique et nationale; car la mort ce tarda pas à enlever l'enfant de Catherine ; et le sort du czarowits fut trop funeste pour que l'on pût regarder comme un bonheur la naissance d'un fils de ce malheureux prince.
Source : Gallica

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