Résumé

François Combes Histoire générale de la diplomatie européenne… (1856)

L'union de la Pologne et de la Suède, en vue de la Russie, lui paraissait si indispensable et d'un si grand intérêt, qu'il ne pensait pas sans doute que les Suédois missent leurs préjugés religieux au-dessus des réels besoins de l'État. Mais les nations sont ordinairement plus passionnées que politiques, et, dominées par ce qui est passé dans leurs mœurs et s'est fondu dans leur traditionnel génie, il n'est pas rare qu'elles trompent les calculs de ceux qui ont raisonné trop en dehors de leur caractère et de leurs instincts.
Source : Gallica

François Combes Histoire générale de la diplomatie européenne… (1856)

Au nord, par la Baltique, par ce grand ruisseau que Gustave-Adolphe se flattait qu'elle ne sauterait jamais, elle allait pouvoir, directement et à son gré, communiquer avec l'Europe, avec l'occident latin dont elle paraissait alors n'envier que la civilisation; et au sud, par la mer d'Azoff, elle allait s'ouvrir, comme au temps des premiers successeurs de Rurick, le chemin de la mer Noire, le chemin de
Constantinople et de l'orient musulman, dont elle n'ambitionnait pas la civilisation, mais dont elle rêvait la possession.
Source : Gallica

François Combes Histoire générale de la diplomatie européenne… (1856)

La vieille Europe alors, c'est-à-dire l'Europe éclairée, cette contrée heureuse et aimée des dieux, où se jouent à plaisir, sous son favorable ciel, les infinies merveilles des arts, des lettres, des inventions, des découvertes, des perfectionnements en tout genre; cette héritière de la civilisation grœco-romaine, transformée selon les diverses nuances de son génie; ce foyer enfin, de lumières, de justice, de bien-être pour l'humanité, n'avait à redouter qu'un danger éloigné : unie ou non, son avant-garde, la Suède et la Pologne, suffisait à sa défense.
Source : Gallica

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